mardi 16 septembre 2014

Whiplash : l'Art et la manière

Wjplash est un film de Damien Chazelle.
L'histoire ? La voici : 

Andrew, 19 ans, rêve de devenir l’un des meilleurs batteurs de jazz de sa génération. Mais la concurrence est rude au conservatoire de Manhattan où il s’entraîne avec acharnement. Il a pour objectif d’intégrer le fleuron des orchestres dirigé par Terence Fletcher, professeur féroce et intraitable. Lorsque celui-ci le repère enfin, Andrew se lance, sous sa direction, dans la quête de l’excellence...

La bande annonce :




Grand Prix et Prix du Public au Festival du cinéma américain de Deauville.
Grand Prix du Jury et Prix du Public au festival de Sundance.

Après avoir entendu parlé de ce film à la radio j'ai voulu voir la bande annonce.
Et je suis choqué.

Lorsque je lis le résumé (d'Allociné) je retiens : rêve, rude, acharnement, féroce, intraitable, quête de l’excellence.
Lorsque je vois la vidéo je vois des cris, de la souffrance physique et psychologique, de la violence.

Mais où sont le plaisir, la joie, l'accomplissement, le bonheur d'être artiste ?

Je suis choqué que la recherche de l'excellence, l'apprentissage, l'ambition soient associés à une dynamique guerrière. Franchement le chef d'orchestre et "pédagogue" ne ressemble-t-il pas plus à un GI retraité qu'à un mentor ?

J'ai fait mes classes dans une école de musique amateur avant d'entrer dans un conservatoire de région. J'ai connu la dimension "loisir" et la dimension "professionnelle" de l'enseignement.
Je sais que pour devenir un musicien professionnel il faut avoir une rigueur et une exigence que peu de métiers nécessitent. Vérité partagée par tous les métiers d'art.

Mais ne peut on pas l'apprendre et le vivre autrement ?

Je connais des pédagogues exigeants, qui disent clairement à leurs élèves ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, et qui les motivent à progresser.
Je vois leurs élèves progresser et s'épanouir dans un enthousiasme - parfois en dents de scie car tout n'est pas toujours facile - mais surtout un plaisir à la pratique de leur art, réjouissant.

Dans ma pratique j'accompagne des artistes qui ont besoin de se libérer de l'empreinte d'un enseignant qui les a modelés comme il lui semblait bon. Qui leur a donné une technique exceptionnelle (car ces élèves avaient un potentiel exceptionnel) mais ne les a pas menés à donner le meilleur d'eux-même. Qui les a instruit dans la peur de l'erreur, que dis-je : de la Faute, dans la peur du jugement de leurs pairs, du jugement du public, du jugement de leurs proches.
L'artiste doit alors être "à la hauteur" de l'attente de l'extérieur, sans tenir compte de son monde intérieur.

Et le rêve du jeune batteur ? Était-ce de jouer dans L'Orchestre, avec un grand O, sous le joug d'un tyran ?

Chers artistes, chers parents de jeunes musiciens, danseurs, acteurs, chanteurs, ce temps est révolu.
La pratique quotidienne reste le plus sûr moyen de progresser, d'expérimenter, de découvrir, de SE découvrir.
Mais l’apprentissage dans la douleur n'a plus lieu d'être.
L'Art nous élève et le but de chaque artiste est de pouvoir, face au public PARTAGER son art dans le plaisir.
L'artiste sur scène doit pouvoir exulter, jouir de ces moyens techniques pour atteindre à une sorte d'extase artistique.
Prendre plaisir corps et âme , oui corps ET ÂME, à l'interprétation d'une œuvre.
Devenir le medium (intermédiaire, en latin) de l'auteur, simple outils vibrant de transmission du message de celui-ci.

Pensez-vous que cela soit possible en donnant une "performance" la peur au ventre ?

J'aime à croire que l'interprétation d'une ballerine sera plus juste, et touchera plus le public, si sa pointe est reliée à son esprit et à son âme, à son cœur, que si elle est simplement portée par une construction musculaire en tension  (pour tendre vers la perfection technique) si le violoniste fait vibrer l'âme de son violon (minuscule pièce de bois essentielle) à l'unisson de son âme.

La colère, la peur peuvent être des moteurs, dans une certaine vision de la pédagogie,  mais deviendront des carcans pour les interprètes, à coup sûr.
La joie et le plaisir restent pour moi les meilleures lumières pour éclairer le chemin du jeune artiste en apprentissage qui a parfois l'impression d'errer dans une nuit sans lune.

Notre vécu, nos acquis sociétaux et familiaux, notre façon de vivre nos émotions, sont parfois des freins inconscient à l'expression de notre art.
J'ai l'immense bonheur d'accompagner des artistes sur leur chemin de libération de ces freins, et de la reconnaissance de leur propre inspiration, de leur propre lumière.
J'ai aussi l'occasion de donner des outils à des étudiants pour ne pas subir la pression exercée par leurs enseignants ou leur structure d'apprentissage.
La Thérapie par les Sons peut être un véritable soutien.

Mais, de grâce, commençons par nous libérer de cette croyance millénaire, et aujourd'hui obsolète, de la rédemption par la douleur.
Pour ma part je la remplace par les 4 sans limites des tibétains : l'Amour, la Joie, la Compassion, l'Équanimité.

Laquelle de ces 4 qualités a-t-elle votre préférence ?


lundi 8 septembre 2014

Découvrir la Thérapie par les Sons.

Cette saison, plusieurs occasions vous seront données de faire mieux connaissance avec la Thérapie par les Sons et le praticien que je suis.

Les deux premières seront le mercredi 24 septembre de 20h00 à 21h30, et le samedi 27 septembre de 14h00 à 16h00.

Le 24 septembre la conférence donnée à Equilibr'Energy vous présentera la Thérapie par les Sons dans sa globalité : principe de base, acupuncture sonore, Reiki du Son®, réflexologie musicale, Relaxation, développement personnel par le chant...

Le 27 septembre, l'Atelier Voix Vive, toujours à Equilibr'Energy, vous permettra de concrétiser les informations de la conférence en mettant en pratique la vibration par vous même lors d'exercices simples et efficaces.
Par le souffle, le chant et le mouvement nous nous harmoniserons avec l'énergie de la saison, et stimulerons notre système immunitaire pour vivre l'automne pleinement.



Carillons Koshi





Si vous vous sentez, fatigué, en manque de dynamisme, stressé,
si vous avez des problèmes de sommeil, de transit, des maux de dos,
si vous voulez retrouver votre poids d'équilibre, un visage lumineux et plein d'éclat, arrêter de fumer,
si vous avez simplement envie de vous détendre, de vous faire dorloter lors d'une séance de relaxation, de vivre votre spiritualité en harmonie avec votre corps et votre quotidien,
la Thérapie par les Sons est pour vous.

Lors de ces deux évènements vous pourrez mieux comprendre comment le principe de la vibration sonore peut vous accompagner dans ces différentes indications.

Renseignements et réservations : 06.60.38.01.88 - tout.est.vibration@gmail.com


Après ces deux temps un cycle de 5 conférences-ateliers, se déroulera d'octobre 2014 à février 2015 aux Echos de Soi pour rentrer dans le détail de chacune de mes pratiques.

Mais je vous en reparlerai dans un prochain post.

Au plaisir de vous rencontrer prochainement.

mardi 2 septembre 2014

Sol - Solaire ou Laryngé ?

Vous l'aurez compris, c'est de chakras qu'il s'agit.

Je ne vais pas vous faire un long discours sur les chakras.
Le Larousse donne la définition suivante :
Mot sanskrit signifiant roue, disque et désignant le disque solaire de Vishnou et chacun des 7 centres psychiques du corps subtil, dans le yoga.
On peut aussi parler de points de jonction de canaux d'énergie (nadis).
Il en existe 7 dits principaux, et moult secondaires.
Les sept chakras principaux sont décrits comme formant une colonne lumineuse partant de la base de la colonne vertébrale jusqu'au sommet de la tête. Chaque chakra est associé à l'énergie d'une certaine couleur, à de multiples fonctions spécifiques, à un aspect de la conscience, à un élément classique etc.

Les couleurs associées sont traditionnellement celles de l'arc en ciel :
du rouge pour le premier chakra, dit racine, base de la colonne
au violet pour le septième, dit couronne, sommet du crâne.

Il y aurait, bien évidemment, des milliers de précisions à apporter, mais ce n'est pas le sujet du jour.

Ce qui m'intéresse, dans ma pratique, ce sont les sons associés, et particulièrement les notes associées.

7 chakras, 7 notes, la logique est simple :
1er chakra : Do
2ème : Ré
3ème : Mi...
jusqu'au 7ème : Si

Les modes, et notes, indiens ne correspondent pas exactement aux notes occidentales modernes. En occident la distance entre chaque note a été mesurée pour donner la sensation d'un tempérament "égal", qui, comme son nom l'indique, donne la sensation que la distance entre chaque note est toujours la même.

Les modes indiens sont basés sur des résonances plus "naturelles".

Ces modes sont culturels et poser un jugement sur ceux-ci voudrait dire porter un jugement sur la culture auxquels ils appartiennent. Ce qui n'est pas ma démarche.

Il semblerait que la mise en parallèle de notre gamme et des chakras soit issue d'une observation des colons anglais en Inde.
Les musiciens indiens jouent des mélodies appelées ragas : notes mises ensemble de manière particulière, afin de monter et de descendre la Kundalini.
Le sitariste joue assis sur le sol, l'instrument posé entre ses jambes, contre son ventre et les ragas sont très majoritairement composés sur une tonique (note de base) en do ou do#.
Le coccyx sur la terre, la base des ragas en Do, le parallèle serait apparu comme logique.

Dans cette optique, le Sol correspond au chakra de la gorge, 5ème chakra.

Fabien Maman, musicien et créateur de Tama-Do, développe une autre théorie fort intéressante.
La caisse de résonance du sitariste est posée sur son 2ème chakra. Le son Do correspondrait alors à ce chakra et non pas au premier.
Mais alors comment faire correspondre les autres notes de la gamme aux autres chakra, et quel serait la note correspondant au premier chakra ?
La gamme occidentale est un enchaînement de secondes.
Pour exemple si vous chantez un Do puis un Ré vous avez parcouru un intervalle de seconde.
Cet intervalle est classé comme dissonant. Ce qui entraine un manque de lien harmonique et de résonance, entre chaque chakra...
Faites l’expérience de chanter un do puis un ré, et trouvez un partenaire pour les chanter en même temps afin de sentir la vibration de cet intervalle.

Après de longues recherches Fabien maman a retenu l'intervalle de quinte.
Pour exemple si vous chantez un Do puis un Sol vous parcourez un intervalle de quinte.
Avec votre partenaire chantez les deux sons en même temps et ressentez la vibration de cet intervalle.
La quinte est un intervalle d'ouverture, bien que classé comme intervalle dur.
J'aime à citer l'exemple du Requiem de Mozart qui se termine par cet intervalle. Une simple quinte, pas de tierce venant compléter l'accord, le rendant majeur ou mineur, lumineux ou sombre. C'est à nous de choisir la mort sombre ou la mort lumineuse (car cela reste un Requiem).

En chine la note Fa - note centrale appelée Koung, "prince" - est associée à l'élément Terre.
Le physicien Jon Sternheimer confirme que notre planète vibre au niveau d'un Fa très grave.
Le chakra racine nous relie à la Terre.
L'ordre des notes devient alors  : Fa do Sol Ré La Mi Si (bien connu des musiciens).

Dans cette optique, le Sol correspond au 3ème Chakra : le plexus Solaire.
(Dans ce cas le chakra de la gorge correspond au La).

Bien sûr, l'une de ces deux propositions a ma préférence, je vous laisse deviner laquelle.
Mais pour vous ? le Sol est-il la note du plexus solaire : j'accepte ; ou du plexus laryngé : je m'exprime ?
Et bien pour le savoir... essayez, et racontez-nous en commentaires.
Car le plus important est l'écoute de Soi et le ressenti.
Si les épinards rendent Popeye (ou votre voisin) débordant de force et d'énergie mais qu'ils vous rendent malade...qui a raison ? Popeye, ou vous ?

Je vous souhaite une belle journée à votre propre écoute.

Et si vous avez un avis à partager, votre contribution éclairée est la bienvenue.

Un petit plus humoristico-didactique, pour bien entendre la quinte :



Merci M. Astier.