vendredi 23 août 2013

Le souffle c'est la vie (1)



Lorsque j'étais enfant je me souviens avoir proposé à la vente des petits autocollants "le souffle c'est la vie" au profit d'une fondation pour la recherche sur les maladies respiratoires (la tuberculose à l'époque me semble-t-il).
On voyait un enfant souffler sur une fleur de pissenlit, à la manière de Larousse.

Aujourd'hui ce slogan me parait extrêmement juste.

Mais le rapporter aux maladies respiratoires seules me semble réducteur.

Une grande majorité de personnes ne souffrant pas de ces maladies respire mal.
Ou, plus précisément, de manière incomplète, superficielle.
Ce type de respiration entraine l'apparition de désagréments dans la vie quotidienne du plus évident, comme le stress, au moins attendu, comme le transit intestinal.

Pour ne pas entrer dans un descriptif de type cours de respiration, je vous propose de simplement observer votre respiration.

Oui, là, maintenant, tout de suite…et plus tard dans d'autres contextes : en famille, au travail, en voiture, au sport…

Observer n'est pas juger. 
Si vous observer un vol de papillon vous n'allez porter de jugement.
Soyez dans le même esprit lorsque vous observez votre respiration.
Observez si elle se situe plutôt au niveau du haut de la cage thoracique, au niveau de l'estomac, du nombril, du bassin…

Plus les mouvements associés à votre respiration se situent vers le bas plus votre respiration est qualifiée de profonde.
Vous inspirez alors plus d'air (vos poumons par l'abaissement du diaphragme ont plus d'espace pour se développer et s'emplir) et vous en expirez, bien évidemment, plus.
Vous apportez plus d'oxygène à votre organisme, vous en expulsez plus de Co2 (les arbres vous en remercient).

Votre rythme respiratoire s'alentit et le calme peut s'installer en vous. Votre rythme cardiaque va suivre et le rythme de vos pensées va se mettre à l'unisson. Votre rapport au temps peut alors changer et votre stress négatif disparaitre. Si vous voulez vous pouvez accompagner cette défusion de stress avec un bon verre d'eau.

La respiration profonde entraine un mouvement diaphragmatique plus important. Ce mouvement va opérer un massage de tous les viscères et contribuer à une diminution des désordres digestifs ponctuels ou chroniques.

Enfin, les attaches basses du diaphragme, sur les lombaires, vont entrainer un mouvement plus important de la bascule et permettre de retrouver une plus grande souplesse du bassin et de bascule avant-arrière. Toute la colonne vertébral s'en trouvera mobilisée, de part même le travail thoracique et costo-abdominal plus ample, et certaines douleurs pourront s'effacer voir disparaitre.

Beau programme, non ?

et en souvenir du temps des autocollants :