lundi 22 octobre 2012

Voix Vive

Voix Vive est un atelier mensuel que je propose aux Echos de Soi pour vibrer ensemble.

Il s'agit bien sûr de chanter ensemble, mais chanter est trop connoté. Immédiatement nous nous retrouvons à nous demander si nous savons chanter... et bien chanter (voir dans les yeux des girafes).
Alors qu'il est ici question de mettre en vibration son corps, ses émotions et son énergie, hors toute recherche esthétique, hors de tout jugement.

Essayez, vous qui êtes face à votre écran, de penser à la saison que nous vivons.
Jetez un œil par la fenêtre si cela vous aide.
Puis laissez la sensation de l'automne vous emplir.
Laissez venir le toucher, les odeurs, les images, les couleurs, le goût, les sons de l'automne.
Et là, maintenant tout de suite, sans réfléchir, n'y a-t-il pas un son qui vous vient.

Ce peut être un simple soupir.
Ce peut-être un "son" (grognement, rire, sanglot, voyelle...).
Ce peut-être une mélodie inconnue qui monte de vous même comme une improvisation.
Ce peut-être un poème appris à l'école.
Ce peut-être une chanson (aujourd'hui en sortant de chez moi c'est L'été indien de Joe Dassin qui s'est imposé)

Votre orchestre intérieur est riche de mille couleurs, brillances et moirés qui ne demandent qu'à vibrer librement, vivement, si vous lui laissez le chant libre (Je pique cette expression que j'adore à Mira Chaar).

Dans cet atelier nous laisserons aussi venir les émotions, les intentions que peut nous inspirer la saison.

Et nous chanterons librement sur les tonalités, modes et gammes associés à l'énergie de l'intersaison,comme en un concert pour nous harmoniser avec la vibration de notre chère terre.



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Alors ?
Ce son ?
Cette vibration automnale ?

Comment, comment ? Vous n'avez pas osé essayer ?
Rejoignez-nous samedi...ou le mois prochain.
Vous verrez l'expérience vaut le coup d'être vécue.

Sinon, ré-essayez tout de même...

vous le valez bien !

mercredi 10 octobre 2012

Note de tête Note de coeur

Après avoir tourné plus de sept fois ma souris sur son tapis, je me décide  à faire simple.
Ce blog existe, entre autre, pour partager avec vous ce qui me fait vibrer
et bien voilà:






Saisissant !


Je connais Patricia Petibon depuis ses tous débuts, je suis un fan de la première heure.
Je trouve sa démarche artistique remarquable de sincérité et d'inventivité.
Du grand comique ( revoyez ses "filles de Cadix") au grand tragique (Giunia, ou Donna Anna) ses interprétations ne vous laissent jamais froid ou neutre.
Sa palette d'émotions, de couleurs, et de style est immensément riche.

Je sais tout cela depuis des années, et j'attends toujours ses interprétations, au disque comme à la scène, avec impatience d'une part pour découvrir de nouvelles œuvres, car évidemment c'est une artiste curieuse, mais aussi parce que j'attends sa lecture attentive et personnelle des tubes du répertoire.

Jamais je ne suis déçu.

Je suis admiratif de cette capacité à respecter la partition et le style, quoi qu'en disent et pensent certains, tout en posant sa touche personnelle de façon élégante et lumineuse.
Oui car c'est soudain une mise en lumière d'une note, d'une attaque, d'une nuance qui me font dire : mais oui ! c'est exactement cela, pourquoi n'y avait-on pas pensé plus tôt ? Et ce "on" concerne de grandes interprètes et de grands chefs.
Écoutez , réécoutez, sa sœur Constance de Dialogues des carmélites de Poulenc ; sa Juliette de Roméo & Juliette de Gounod ; sa Cleopatre de Giulio Cesare de Haendel ou encore sa Suzana des Noces de Figaro de Mozart (cet été à Aix) et j'en passe...

Il est donc bien clair que je suis un inconditionnel et que j'attendais cette vidéo de promotion de son nouvel album avec impatience.

Mais là
Je n'en reviens toujours pas.

Cette interprétation musicale et cette mise en images sont une des mes plus grandes émotions musicales depuis...longtemps.
Je n'userai pas de tous les superlatifs qui pourraient me venir à l'esprit, tous seraient insuffisants ou grossiers pour décrire ce choc.
Simplement la première lecture m'a assommé, comme parfois la note de tête d'un fragrance, puis la note de cœur, à chaque nouveau visionnage m'a convaincu, si je devais encore l'être, que nous avons  l'immense privilège d'avoir en France une des plus grandes interprètes du monde lyrique.

Parallèlement un nouveau et talentueux directeur, Stephane Lissner , est annoncé à l'opéra de Paris.

Espérons qu'il redonnera sa place à Patricia Petibon sur les scènes parisiennes où elle se produit beaucoup trop peu souvent.

A bon entendeur.

mercredi 3 octobre 2012

Dans les yeux des girafes



« C'est en regardant très attentivement les girafes dans les yeux qu’on peut voir si elles chantent faux ou si elles chantent vrai. » Jacques Prévert in L’Opéra des girafes

Cette citation m’a agrippé un jour, telles ces petites boules végétales qui se collent à vos vêlements lors de vos ballades dans la nature, et ne m’a plus lâché depuis.


Pur produit du conservatoire, je suis sorti diplômé sachant lire 7 clefs couramment, déchiffrer aussi bien Bach que Messiaen, et, bien sûr, chanter juste…au 9ème de ton près.

« Chanter juste », n’est-ce pas la base pour un chanteur ?
Oui mais comment fait-on pour « chanter juste » ?

En tant que pédagogue, j’ai toujours été convaincu que  « tout le monde peut chanter juste.»
Il suffit de trouver le trajet le plus direct entre la réception d’un son à une hauteur donnée, et l’émission de son propre son à la même hauteur.
Pour certains le chemin est tout tracé, pour d’autres quelques détours sont nécessaires, pour quelques un c’est entrer dans un dédale sans être certain de trouver la sortie.
Le pédagogue doit alors endosser le costume d’Ariane aux belles boucles, comme la surnomma Homère, et donner le fil qui permettra au chanteur de retrouver son chemin.

Il faut bien admettre que cette histoire de chanter juste est aussi contextuelle.
Plongez n’importe quel chanteur nord-occidental dans une culture où le micro intervalle est la base du langage musical et voyez si le parcours reste aussi spontané où s’il faut un temps d’adaptation à notre Thésée des chants modernes.
Ainsi certains de ces chanteurs enfermés dans leur labyrinthe se retrouvent à suivre un chemin sans obstacles en changeant d’échelle.
Ô surprise ! Auraient-ils vécus dans cet environnement musical dans une autre vie ?
En attendant, leur envie, dans cette vie présente, est de chanter dans leur bain musical quotidien.
Le pédagogue doit alors apprendre à convertir l’échelle du chanteur pour qu’elle corresponde à l’échelle de son environnement. Si 1£ vaut 1.24749 € pourquoi 1 barreau extérieur ne vaudrait-il pas 1,5 barreau intérieur ?



C’est alors que je croise Prévert sur mon chemin de pédagogue, ainsi que quelques autres pédagogues ou praticiens à qui je suis extrêmement reconnaissant.

« C'est en regardant très attentivement les girafes dans les yeux qu’on peut voir si elles chantent faux ou si elles chantent vrai. »

Encore une fois la richesse de la langue française …

Cherchez le synonyme de « vrai » (comme je l’ai fait pour vous dans ce qui me sert de traitement de texte) et vous trouverez : juste, correct, parfait, conforme. Ce qui colle fort bien à ma formation de conservatoire. Mais vous trouverez aussi sincère, authentique…
Si c’est en regardant dans les yeux des girafes, ce n’est donc pas en écoutant leur chant. (d’autant que la girafe, si elle n’est pas muette, est tout sauf prolixe, seul le girafon en cas de stress pousse quelques sons proches du beuglement de nos vaches !).

C’est donc en écoutant sa propre musique intérieure, sa petite musique de Lui, que le chanteur va, à tout son, chanter « juste ».
C’est donc en retrouvant sa capacité à s’écouter qu’il va trouver sa justesse et son chant libre.
C’est donc en percevant la vibration de son propre instrument qu’il pourra l’amener à vibrer en harmonie avec celui d’un autre.

C’est de l’intérieur vers l’extérieur que va se faire le chemin, et non plus l’inverse.
En tournant son écoute vers soi le chanteur va découvrir le pourquoi du comment de la construction du dédale, du filtre de l’information, de la transformation du stimulus. Il va pouvoir ainsi tracer son chemin comme bon lui semble.

En trouvant ainsi la voix libre dans sa spontanéité et sa justesse le chanteur reconnait ses motivations profondes et ouvre la porte à l’épanouissement de ses potentiels, avec une confiance retrouvée.

C’est le but des ateliers Vive Voix qui ont lieu aux Echos de soi une fois par mois.
C’est aussi une démarche plus personnelle que l’on peut suivre en séances individuelles.  Tout est Vibration


Nous sommes tous des girafes.


dimanche 30 septembre 2012

Per sonare



La richesse et la profondeur du langage humain sont sans limites et me laissent toujours admiratif.

Pour exemple : l’être humain est aussi appelé « personne ».
Personne vient du latin per sonare.
Laissons de côté la vision Jungienne du « masque social », le but de ces pages n’est pas l’étude de ces théories, fort intéressantes par ailleurs.
Il semble bien que le sens originel du mot soit exclusivement « masque ». Naturellement, l'explication des étymologistes latins, le masque à travers (per) lequel résonne la voix (de l'acteur) est inventée après coup. On pourrait même remonter à l’origine étrusque du mot.
Mais j’aime à entendre que per sonare signifie sonner à travers.
Ainsi nous serions, entre autre, un instrument de musique, sonnant et résonnant avec son environnement. Émetteur et récepteur des vibrations qui l’entourent.

D’après les scientifiques, tout est vibration, rien n’est inerte. Tout vibre par fréquences en cycles secondes. L’être humain quand il pense se met à vibrer à la fréquence de l’objet qu’il visualise. Cela s’appelle la résonance vibratoire. Il en est de même pour la musique, les sons agissent comme un stimulant et engendrent un processus de pensée qui libère des énergies enfouies dans notre subconscient.

Tout étant vibration, la maladie n’est rien d’autre qu’un état vibratoire disharmonieux. Il est donc logique que cette disharmonie puisse être modifiée par d’autres vibrations : les sons, les couleurs, les odeurs, et bien sûr, nos propres pensées. Cette idée n’est vraiment pas nouvelle. Novalis, le grand poète et mystique du romantisme, l’a brièvement formulée ainsi: «Chaque maladie est un problème musical». C’est donc un problème de vibration.




C’est cette démarche d’harmonisation vibratoire qui est au centre de  ma pratique de Thérapie par les Sons.
Trouver le son - par les bols tibétains, les percussions, la voix…- qui viendra libérer l’énergie bloquée au niveau physique ou psycho-émotionnel.
Proposer l’image sonore qui fera écho en vous pour vivre  au quotidien dans une harmonie personnelle juste, dans le sens de vraie.
Réveiller en vous la résonance, la petite musique intérieure, intime, qui vous mettra en consonance  naturelle avec votre entourage familial ou professionnel. C'est-à-dire vibrer en accord avec les autres sans jamais perdre votre note individuelle.
Libérer le créateur en vous qui pourra, en toute connaissance de Soi, écrire sa propre partition et l’interpréter avec l’orchestre que la vie met à sa disposition dans chacune de ses rencontres.

Ce blog existe pour vous faire connaître mon activité de praticien, bien sûr, mais pour partager avec vous tout ce qui me fait vibrer au quotidien et qui fait de ma vie un mouvement perpétuel.

Mobilis in mobile.